Témoignages de Didier

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MON PARCOURS ET MA RENCONTRE AVEC GURUJI

J'ai rencontré Guruji pour la première fois en Mai 2012.
Auparavant j'avais cherché, pendant de nombreuses années, des réponses à ce qu'est la vie. Cela ne se manifestait pas forcément sous forme de questions, mais plutôt une quête d'un absolu, qui me poussait en avant à chercher. Quoi, je ne savais pas, je n'étais simplement pas satisfait et les réponses que j'avais ne me remplissaient pas.  
J'ai donc cherché dans les techniques du corps, la relaxation, les massages, la naturopathie etc..., ainsi que par la nourriture la méditation Zen et les arts martiaux.
Puis j'en suis arrivé à comprendre que notre mental influençait notre comportement et que notre égo nous manipulait.
Pour comprendre ces mécanismes, j'ai entrepris un travail sur la relation pendant de nombreuses années.
J'ai beaucoup appris, sur moi, les autres, mes réactions face à certaines situations.
Pourtant cette petite voix intérieure me disait toujours, il y a quelque chose de plus grand. J'avais l'impression de buter contre le plafond, en sachant qu'il y avait un étage au dessus. 
Le hasard de la vie a mis entre mes mains un livre de Muktananada. Il parlait de la méditation, Shaktipat, la Kundalini. Cela faisait écho en moi. J'ai décidé de reprendre la méditation et en quelques mois j'ai lu tous les livres de Muktananada. 
Je savais pourtant que sans l'aide d'un guide, je risquais de m'égarer. J'ai donc cherché quelqu'un dans la tradition de Shaktipat qui puisse m'aider.
J'ai découvert Guruji sur internet, à travers un témoignage. J'ai attendu près d'un an pour le rencontrer, lors de sa première venue en France, qui avait été annoncée sur sa page Facebook. 
Cette session de 3 jours a été la réponse à que j'attendais depuis plus de 30 ans.
Le sentiment interne d'être de retour à la maison. 
J'ai toujours fonctionné dans la maîtrise, aimant comprendre,  analyser. J'entrais là dans une démarche qui allait bouleverser mes repères. 
La première fois que j'ai vu Guruji, (c'est comment cela que nous l'appelons), cela a été simple, loin de mes idées préconçues. J'ai rencontré quelqu'un d'abordable, toujours disponible, sans jugement, profondément humain, sans aucune attente et constamment relié à la source divine.
Lors des premières méditations, j'ai senti l'énergie se manifester. A chaque fois que Guruji passait et me touchait, c'était une vague qui me traversait, ma respiration se modifiait avec des tremblements dans les jambes, des mouvements involontaires des bras et des mains, des soupirs, des sensations de picotements dans la langue et du palais, des mouvements des yeux, de la chaleur dans les mains, puis à d'autres moments des sensations de froid, des mouvements d'énergie dans ma colonne vertébrale, et au niveau de plusieurs chakras. 
Puis un début d'ouverture au niveau du cœur, comme une sensation de déblocage.
Quand Guruji s'est mis à chanter OM, j'ai senti que tout mon corps résonnait, vibrait au rythme du chant.
J'étais rempli de gratitude pour Guruji, ce qu'il nous donnait. Pour la lignée aussi, que je découvrais.  
Depuis, les choses évoluent en permanence, aussi bien chaque fois que je le rencontre que dans ma vie quotidienne.
Deux choses demeurent importantes pour moi. 
D'abord c'est ma relation à Guruji. Je comprends mieux maintenant ce que veulent dire "abandon", et "dévotion". Deux termes mal compris en occident. 
Petit à petit, mon cœur s'ouvre et mon mental diminue. 
Chacun a une relation particulière avec lui. Moi, je suis nourri, comme perfusé quand je suis en sa présence. J'ai peu de questions mais cela passe par d'autres canaux, celui du silence. 
Les réponses que je cherchais par la compréhension s'évanouissent à son contact.
Je goûte le privilège de pouvoir partager des moments avec lui, être simplement là.
Il nous laisse totalement libre, cela nous met devant notre responsabilité. Il n'attend rien de nous. Ce que nous faisons, c'est pour nous. Il est simplement là, présent à tout moment pour nous écouter, nous conseiller, nous remettre sur la voie parfois.
Il est comment un père et je le remercie de sa présence bienveillante, de son Amour pour nous.
Ensuite, autre chose importante,  c'est comment cela se traduit dans ma vie de tous les jours.
La méditation en fait partie au même titre que respirer.
Je sens le travail de la Shakti en moi, aussi bien dans la méditation elle-même que dans mon quotidien. 
Moi qui basait ma vie sur la maîtrise, j'ai appris à lâcher, à dire oui à ce qui vient. Tout ne passe plus par le mental, et c'est le cœur qui, petit à petit, prend le relais.
Je réalise aussi que le travail se fait, ce n'est plus moi qui fait le travail avec un désir et une volonté de changer les choses mais la Shakti qui œuvre en moi.
Rien n'est plus comme avant. Il y a des moments de pure félicité et d'autres ou la Shakti nettoie ma part d'ombre. 
Les jugements sur moi et les autres s'estompent, mon intolérance aussi.
Les moments que je qualifiais avant de difficiles sont mieux acceptés et parce que mon regard a changé, ils ne me paraissent plus lourds à vivre. 
La nature de mon mental aussi a changé. Il y a des moments ou le mental joue son jeu négatif. Quand il veut m'emmener vers les pensées sombres, je le crois de moins en moins et je peux traverser ces périodes en étant centré sur mon Bien-aimé avec le cœur rempli de gratitude.
Plusieurs fois j'en ai fait l'expérience et jamais il ne m'a lâché la main. Cela peut paraître étrange à lire, mais je vous parle juste de mon expérience.
Ce chemin ou Sadhana ne me sépare pas de la vie quotidienne, c'est par ce que je vis que je peux voir la Shakti à l'oeuvre et comment mes réactions évoluent.
Mes méditations aussi se transforment, elles deviennent plus profondes et je perçois de moins en moins de différences entre les moments de méditation et les autres moments de la vie.  
J'ai la chance aussi de pouvoir partager cette vie avec mon épouse.
Je rends grâce à la Shakti d'avoir mis Guruji et la lignée sur ma route. 
Avant, je savais qu'il y avait un chemin, aujourd'hui je peux dire que j'ai trouvé mon chemin. 

Janvier 2014  

Ce n'est pas par nos efforts que nous avançons

Témoignage de Didier, un des membres fondateurs de l'association et disciple de Guruji. 

Dans la méditation Shaktipat ce ne sont pas nos efforts qui nous permettent d’avancer. Afin d’illustrer ces propos j’aimerais témoigner d’une expérience que j’ai fait.
Afin de pouvoir comprendre ce qui s’est passé, il m’est apparu nécessaire de vous expliquer au préalable comment je fonctionnais, en interne, avant Shaktipat et comment cela fonctionne maintenant.
 
Depuis près de 20 ans j’avais pris l’habitude de regarder ce qui se passait en moi et comment je réagissais aux personnes et aux situations, on peut appeler cela de l’introspection. Dès que j’étais en relation avec quelqu’un, j’observai mes réactions, que ce soit au niveau professionnel, avec des amis, la famille, des personnes que je rencontrais, ou quand j’étais dans des lieux, des situations. Il se passait toujours quelque chose. C’était du genre : "J’aime ou je n’aime pas, je suis d’accord ou pas, je suis content ou pas, je veux je ne veux pas", bref c’était rarement neutre.
Après avoir examiné mes réactions j’en tirais des conclusions et des enseignements pour essayer de réagir différemment la prochaine fois.
Je savais également que rien ne vient de l’extérieur. Si je réagissais à des personnes ou des situations c’était que cela réveillait ou révélait en moi des difficultés, des blocages et les réactions qui vont avec.
Quand j’ai reçu Shaktipat j’ai appris que la Shakti travaillait en nous et que contrairement à ce qui se passait avant, ce n’était pas moi qui allais faire le travail mais la Shakti. Il m’a fallu désapprendre, expérimenter le lâcher prise.
Petit à petit j’ai appris à faire confiance en la Vie plutôt que maîtriser.
Mon habitude d’observer mes réactions au quotidien est restée mais le fait de vouloir changer les choses a disparu.
Voila pour le contexte général.
 
De par mon expérience j’ai pu observer plusieurs niveaux dans mes réactions.
- Le premier est l’analyse de la situation telle que j’ai pu l’exprimer plus haut. Je regarde ce qui s’est passé comme un observateur, le plus neutre possible, et je vois ce qui s’est joué : interprétation, projection, attentes, désirs etc. je reste centré sur moi et pas sur les autres, ce sont mes réactions qui m’intéressent.
- Le deuxième niveau est le mental, c’est-à-dire ce qui se joue de façon inconsciente. Je peux observer certaines choses consciemment et voir mon mental qui n’est pas d’accord avec ce que je dis. Du genre (dialogue intérieur) "c’est vrai que je n’ai pas été franc dans cette situation", puis des pensées qui arrivent : "oui mais lui non plus, tu as vu ce qu’il a dit…". Il y a un conflit entre le raisonnable et celui qui veut avoir raison (le mental et l’ego).
- Le troisième niveau est l’émotionnel. je peux exprimer le fait que j’ai compris la situation du point de vue de l’analyse et la logique et constater tout un émotionnel qui n’est pas d’accord. Des tensions internes, peut-être même des douleurs où des nuits agitées. Bref, là aussi je constate une lutte interne. Chacun a ses points faibles et peut les connaitre avec un peu d’habitude. Moi c’est le ventre.
Souvent quand le mental n’est pas d’accord, l’émotionnel se manifeste aussi.
Les réactions du mental et les répercutions émotionnelles sont pour moi des indicateurs pour savoir si les choses sont intégrées réellement ou si je suis le jouet de mon inconscient.
 
Mon témoignage est en relation avec une expérience relationnelle que je faisais régulièrement et qui me faisait réagir à chaque fois. Tout ce que j’ai décris précédemment se produisait. Analyse, prise de conscience, réactions mentales et émotionnelles. Je connaissais le processus. A chaque fois que la situation se présentait, j’avais la sensation de repasser sur le même disque. Ce n’était pas le même sillon, les choses évoluaient mais doucement. Je ne cherchais pas à modifier les choses sachant que la meilleure attitude était de s’en remettre à la Shakti. J’étais un témoin avec plus ou moins de recul. Certaines fois le raisonnable comprenait la situation, d’autres fois, c’était la colère avec peu de recul. Quand l’émotionnel était là, inutile de vous dire que la méditation était agitée.
Un jour, la situation s’est reproduite. Je voyais les choses se mettre en place. Mon attitude interne était à mi-chemin entre le recul et la colère. Je suis allé méditer et là, aucune perturbation émotionnelle n’est venu parasiter ce moment, pas de mental obsessionnel, une méditation calme, paisible. En sortant de la méditation je m’attendais à ce qu’il y ait des pensées ou des émotions, mais non, comme si cela avait été effacé de moi. J’avais déjà vécu quelque chose de similaire, un an avant, où une situation bloquée s’était débloquée soudainement sans que j’y sois pour quelque chose. Toute la complexité de la situation s’était évanouie en un instant, toutes les conséquences sur mes pensées aussi, les réactions et les émotions avaient également été effacées. C’est curieux à dire mais toute racine avait été supprimée.
Depuis j’ai vécu à nouveau la même situation et j’ai pu observer que mon inconscient n’a pas pollué mes pensées ni mes émotions.
 
C’était la première fois que cette situation ne provoquait pas de réaction, ni au niveau du mental, ni au niveau des émotions. Je n’avais rien fait de spécial, simplement le travail de la Shakti avait fait son œuvre.
Le travail de la Shakti est facilité si on n’interfère pas, si on la laisse agir sans vouloir y mettre notre grain de sel.
Cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien à "faire". Rester connecter avec la pratique régulière de la méditation et la relation interne du coeur est notre part.
La voie de Shaktipat est une voie active qui transforme nos vies. Tous ceux qui s’y sont engagés peuvent témoigner de changements concrets. Ce n’est pas nous qui en sommes l’auteur, ce ne sont pas nos efforts qui ont fait bouger les choses.
La Shakti travaille comme elle veut et mon expérience ne veut pas dire que cela se reproduira ni chez moi ni chez d’autres. Le travail de nettoyage pour moi s’est fait de cette façon à ce moment-là.
Il faut du temps pour que ce travail de nettoyage se fasse. Cela peut prendre des mois voire des années pour des comportements fortement ancrés.
L’essentiel est de garder la constance, la foi en la Vie et surtout continuer la méditation régulièrement. C’est cela, et la relation avec le Maître qui peut nous permettre d’avancer.